Les années 80 sont bien passées et l’un
des bastions des squats genevois, né justement il y a 17
ans, est au bord de l’expulsion. Rhino, la corne dans le
cul aux gros proprios fait face à la politique du: «Rendons
à César ce qui appartient à César»
de Z comme... Zappelli ou Zorglub! Manif fin octobre, refus d’évacuer,
soutien du TF, blocage de la procédure fin novembre, en
un mot: COMBAT! Et c’est en soutien que Zombie conssacre
la «Une» de ce numéro à cette actualité.
On peut dire: “Il y a toujours un début et une
fin!” surtout concernant les squatts, soit. Mais en regardant
de plus pret on remarque que l’annulation de l’ordre
d’évacuation formulé par le Tribunal Fédéral
ne tombe pas du ciel comme cadeau de Noël en avance. C’est
plutôt que Super Shérif Zappelli (Procureur Général
de la République!) se prend pour Néron Brins d’acier.
Et que je vous brûle les étapes, et que je vous spolie
le droit au logement pour le refiler à ceux qui ont déjà
3 résidences secondaires, etc et etc. Genève ville
propre et prospère! “La Raccaille n’a qu’à
bien se tenir!” comme dirai l’autre...
Rien de mieux qu’une histoire à lire aux enfants
et aux plus grands qui égaillera cette ambiance de vilain
remake avec le tout vilain shérif de Nottingenf. Zombie
se fait donc une joie de vous offrir cette comptine en plusieurs
parties. Que vous pourrez lire ou réciter autour de vous:
Qui a peur du grand
méchant shérif?
Ô c’pô nous, ô c’pô
nous…
Il était une fois un méchant shérif
qui avait été élu par les poils du …pif.
Après avoir sauvé beaucoup de policiers
bavureux et ses copains chouraveux,
il décida de s’occuper des squatteux.
Il frappa à la porte de leur maison.
– Petits squatteux,
vous
devez quittez les lieux!
- Non, non et non répondirent
bravement
les habitants.
- Alors, vous allez voir.
Je vais souffler sur votremaison
et
je vais vous la démolir.
Le shérif gonfla ses joues, et souffla
sur la maison de toutes ses forces,
mais la maison ne tomba pas.
Furieux, le shérif s’en allât,
laissant derrière lui l’odeur infecte
de son haleine...
(fin de la première partie)
Allez! On reprend tous en coeur:
Qui a peur du grand méchant shérif?
Ô c’pô nous, ô c’pô nous!
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